communicant.info | Portrait de communicante : Laetitia Mistretta, responsable communication de la Nacre
La Nacre est l'agence du spectacle vivant en Auvergne-Rhône-Alpes. Elle accompagne et conseille les porteurs de projets culturels sur ce territoire. Quels sont les enjeux de communication pour la Nacre ? Laetitia Mistretta en est la responsable communication. Elle répond à nos questions !
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Portrait de communicante : Laetitia Mistretta, responsable communication de la Nacre

La Nacre est l’agence du spectacle vivant en Auvergne-Rhône-Alpes. Elle accompagne et conseille les porteurs de projets culturels sur ce territoire. Quels sont les enjeux de communication pour la Nacre ? Laetitia Mistretta en est la responsable communication. Elle répond à nos questions !

Communicant.info : Bonjour Laetitia, pouvez-vous d’abord vous présenter, vous et votre parcours ?

Bonjour communicant.info Lyonnaise d’origine, j’ai suivi le cursus information-communication de l’institut de la communication de l’Université Lyon 2. A l’issue de mes études, et après un passage de quelques mois au service communication du Conseil Général de la Côte d’Or, j’ai intégré l’Agence Musique et Danse Rhône-Alpes en tant que chargée de communication… c’était en 2002, aujourd’hui cette Agence s’appelle La Nacre et j’y suis encore ! Au cours de ces 15 années, mes missions se sont bien sûr fortement développées et réinventées  au gré des nombreuses évolutions du projet de la structure. En parallèle, depuis 2008, j’ai développé des activités de formation, de conseil et d’accompagnement en communication culturelle.

C.I : Vous êtes responsable communication à la Nacre. Quelle est la mission principale de cette agence ? 

La Nacre est l’agence du spectacle vivant en Auvergne-Rhône-Alpes. Sa mission principale est d’être un pôle de ressources et d’accompagnement au service des professionnels engagés dans le développement d’initiatives artistiques et culturelles, principalement dans le spectacle vivant. Nous intervenons sur des thématiques transversales à toutes les esthétiques artistiques : modèles économiques, évolutions juridiques, emploi, développement de projets, équité territoriale…  Nous mettons en place des dispositifs collectifs et développons des méthodes d’animation participative. L’objectif de nos actions est le développement et la pérennisation des structures culturelles en région.

C.I : Quel sont les enjeux de la communication pour votre structure ?

L’enjeu principal pour une structure comme La Nacre est la bonne compréhension de nos missions par nos différents publics. Cet enjeu est le même depuis mes débuts. Même si la plupart des professionnels du secteur nous connaissent, il est toujours dans ma préoccupation première qu’ils comprennent au mieux ce que nous mettons en œuvre, ce que nous pouvons leur apporter et à quoi tout cela peut leur servir. La nature même d’une agence culturelle implique l’adaptation constante de son projet aux évolutions du secteur et, plus largement, aux évolutions de la société. Nos actions et nos services sont très différents aujourd’hui de ce que nous pouvions faire il y a quelques années. De ce fait, il y a toujours un risque pour nos publics de perdre le sens de tout ça. C’est pourquoi il est essentiel de veiller à toujours rendre ce projet le plus lisible possible. Un des autres enjeux pour La Nacre est de parvenir à faire circuler l’information auprès de l’ensemble des professionnels implantés sur un territoire régional qui est très vaste. Enfin, un dernier enjeu est la façon dont on intègre, de manière pertinente, le numérique dans nos pratiques.

C.I : La réforme territoriale vous a-t-elle amené à revoir votre façon de communiquer ?

Avec l’élargissement de nos missions au territoire auvergnat dès le 1er janvier 2018, nous devons en effet imaginer de nouvelles façons de communiquer auprès d’un public qui, d’une part, nous connaît moins bien que du côté rhônalpin et qui, d’autre part, est répartie sur un territoire géographiquement très différent. Il  s’agit, tout d’abord, d’identifier et de nous faire identifier par ces professionnels et ensuite de les sensibiliser à nos actions. La région étant particulièrement grande, le numérique peut nous apporter des solutions pour toucher largement ces publics (retransmission en direct des conférences, live tweet…) mais sur un territoire  essentiellement rural et montagneux (en dehors de la métropole Clermontoise), où les connexions internet font parfois défaut, il sera nécessaire d’imaginer aussi des actions de proximité, directement sur le terrain.

C.I : La Nacre accompagne les porteurs de projets, les entrepreneurs culturels.
Comment communiquent-ils ? Quels sont leurs problématiques en terme de
communication / de marketing ?  

Cela dépend bien sûr des projets et des structures qui sont très diverses en termes d’équipe, de budget, de rayonnement…  Pour beaucoup de porteurs de projets, il y a un fort besoin d’accompagnement  car la communication n’est pas leur cœur de métier, elle vient s’ajouter à tout le reste et ils n’ont pas toujours les clés pour se poser les bonnes questions en amont. Mais de façon générale, je trouve qu’il y a de plus en plus de porteurs de projets qui parviennent à mettre en œuvre une vraie démarche stratégique, ils testent et ajustent leurs façons de faire, mènent une véritable veille sur les outils et les pratiques…  Les problématiques pour le secteur culturel en termes de communication demeurent, encore et toujours, le manque de moyens humain et financier et donc le manque de temps. Le chargé de communication
« multifonction » reste un sujet récurrent et « comment faire mieux avec moins » aussi ! J’anime un groupe de travail réunissant des responsables de communication de lieux de diffusion en région (de plus ou moins grande tailles). Nous travaillons sur des problématiques liées à l’évolution de nos métiers, il y a une réelle émulation au sein de ce groupe !  La problématique qui émerge fortement et ouvre tout un champ d’interrogations est celle de l’exploitation des données numériques (le big data). Je crois que c’est un réel défi pour le secteur culturel de s’emparer de cette question dans les prochaines années.

Laetitia Mistretta - Nacre

C.I : Et pour terminer, comme d’habitude, quelques questions indiscrètes : 

– Quel est le réseau social dont vous ne pouvez pas vous passer ?
J’utilise beaucoup Facebook. J’aime bien Instagram aussi.

– Quelle est la discipline artistique ultime pour vous ? (celle qui surpasse les autres ?)
Chaque discipline me procure une émotion particulière mais la voix et le chant me fascinent particulièrement.

– Quelle est votre meilleure expérience culturelle ?
Deux me viennent à l’esprit :
> Une représentation de Please, Continue (Hamlet) de Yan Duyvendak et Roger Bernat au TNP de Villeurbanne en 2014 : un espace théâtral transformé en cour de justice, des comédiens mais aussi de vrais juges et avocats sur scène, un jury tiré au sort dans le public… 3h de spectacle dont le déroulement et le verdict diffèrent à chaque représentation. Assez troublant…
> Le concert de Nick Cave & the Bad Seeds au festival « Les Nuits de Fourvière » en 2013 : la claque !

– Quels sont vos 5 lieux culturels favoris ?
Jamais de favoritisme !

– Qui est votre artiste préféré(e) ?
C’est inavouable… (rires)