communicant.info | Portrait de communicant : Aurélie Romand
Aurélie Romand se définit comme un "OVNI" et évolue entre management culturel et RP. Elle vient de co-créer "Mon Cher Watson" : une agence de conseil en Ingénierie culturelle… Découvrez son portrait de communicant !
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PORTRAIT De COMMUNICANT : Aurélie Romand (Mon cher Watson)

Elle se définit comme un « OVNI » et évolue entre management culturel et RP. Elle vient de co-créer « Mon Cher Watson » : une agence de conseil en Ingénierie culturelle… Aurélie Romand répond à nos questions !

Communicant.info : Bonjour Aurélie, pouvez-vous vous présenter et expliquer votre parcours ?

Bonjour et merci de m’accueillir sur votre site ! Je suis un OVNI qui oscille entre management de la culture et relations presse ! Après une Licence d’Histoire à la Sorbonne, je me suis dirigée vers un master management de la culture. En 2007, je suis rentrée dans une petite agence de relations presse. J’y ai appris les ficelles du métier : comment mettre en place une stratégie média en lien avec les besoins du client, rédiger des informations presse, entretenir des liens avec les journalistes, etc… J’ai grandi en même temps que l’agence. En 7 ans, nous sommes passé de 2 à 6 personnes en interne ! Depuis janvier 2015, je suis consultante RP en freelance. J’ai travaillé pour des clients très différents dans les secteurs du fitness, du jardin ou de la culture, notamment avec la start-up Artips. En étant indépendante, j’ai le luxe de choisir des entreprises innovantes, avec des projets en lesquels je crois. C’est très agréable. J’ai également l’occasion de rencontrer des professionnels aux profils très différents et aux discours passionnant grâce aux interviews que je réalise pour mon blog.

– C.I : Dans votre parcours, culture et communication se croisent jusqu’à se lier… Justement, comment définiriez-vous les spécificités de la communication culturelle ?

Effectivement, les hasards des stages et des premières expériences professionnelles m’ont amenés à me spécialiser en communication culturelle. D’ailleurs, le nom complet du Ministère de la Culture est Ministère de la Culture et de la Communication ! Coïncidence ?

Dans la culture, il ne s’agit pas de communiquer pour vanter les mérites de son produit, qui serait le plus beau, le plus performant, le plus innovant, le moins cher, le plus rapide, etc… Il s’agit de se faire connaître dans une masse de choix, de projets culturels. Pour faire simple : sans communication, pas de public, et sans public, à quoi bon ? Quelque soit le mode de communication choisi, allant du simple bouche à oreille, à une campagne de publicité en 4 x 3 dans toute la France, en passant par de l’achat média sur Internet, une campagne de relations presse, des flyers, etc. Le but est toujours de faire connaître une institution culturelle, une programmation, un artiste, un spectacle, une application… Faire vivre un projet en lui donnant une visibilité auprès de son public cible.

– C.I : Vous venez de créer « Mon cher Watson » avec Géraldine Broquin. Pouvez-vous nous en parler ?

Nous nous connaissons depuis la fac, nous avons étudié ensemble à l’université d’Avignon. Mon cher Watson, c’est une idée qui germait dans nos têtes depuis quelque temps. Nous avions toutes les deux envie de nous lancer dans la création d’entreprise, et l’idée d’entreprendre à deux nous est venu naturellement.

Nous avons lancé le blog Les Enquêtes de Watson le 2 mai 2016. Nous y donnons la parole à ceux qui font la culture aujourd’hui à travers les rubriques Le Labo des Pros ou Carnets d’artistes. Nous voulons mettre en avant des projets innovants, des métiers peu connus, des professionnels passionnés, des expériences artistiques sensibles…

Dans un second temps, nous proposons nos compétences en ingénierie culturelle, communication, production et programmation aux institutions culturelles et aux entreprises pour concevoir et accompagner les projets de développement culturel des territoires et des marques.

– C.I : Pourquoi ce nom ? Un clin d’œil à Conan Doyle ?

C’est toujours une grande aventure de chercher un nom pour une entreprise. Nous cherchions un nom qui claque ! Quelque chose de dynamique, de fun et qui rappelle nos compétences culturelles. L’idée de chercher un personnage secondaire, et pourtant indispensable, s’est vite imposée.

Watson, c’est l’assistant de Sherlock Holmes. Le compagnon discret et efficace qui aide le héros à trouver la solution à l’énigme et qui écrit ses aventures pour le mettre en avant et médiatiser ses aventures auprès du grand public. Et c’est ce que nous voulons être pour nos clients : la personne idéale pour les écouter, les éclairer, les accompagner en toute confiance dans la réalisation de leurs projets. Élémentaire non ?

– C.I : A communicant.info, nous expliquons régulièrement que la communication n’est pas seulement un moyen en « fin de chaîne » mais que celle-ci peut apporter une vision à un projet, une stratégie culturelle… Êtes-vous d’accord ?

Oui et non ! 🙂

Oui, parce qu’il faut penser un projet dans son ensemble de l’idée de départ à la réalisation, qui va forcément comprendre la façon de communiquer autour de ce projet, pour le faire connaître de son public, voir même, parfois, pour rechercher des financements pour sa concrétisation ! A titre d’exemples : un musée ne va pas monter une exposition sans penser à la façon de faire venir le public dans ses murs. Un chanteur va enregistrer un album en voulant faire passer un message à son public, il va mettre en avant 1 ou 2 singles en fonction des tendances du marché, des caractéristiques de sa musique, etc…

Non, parce que la création artistique ou culturelle ne peut pas toujours tourner autour de la façon dont l’on va pouvoir la « vendre » au public. Parfois, il faut savoir pousser les limites, créer juste pour le plaisir de créer et pas juste pour le public, sur les sujets tendances du moment.

C’est une façon intéressante de résumer la communication culturelle… Justement comment intégrez-vous la communication dans votre accompagnement des projets culturels ?

Malheureusement, en relations presse, les entreprises nous sollicitent souvent après le lancement de leur produit. En étant externe à l’entreprise, on est rarement amené à donner notre avis dans la phase de création, ce qui est fort dommage car, parfois nous avons de bonnes idées, et surtout, la phase de création en elle-même est un bon moyen d’attirer l’attention du journaliste et de pouvoir obtenir un article au moment du lancement. On peut voir par exemple le succès du hashtag #jourdefermeture sur Twitter qui montre les coulisses des musées : montage/démontage d’exposition, ménage dans les salles, inventaire, etc… Le top serait de pouvoir mettre en place la campagne de RP dès la source du projet, au moment de l’établissement du rétroplanning général. On pourrait alors s’adapter aux différentes contraintes du planning ET de la presse (il faut anticiper les temps de rédaction et d’impression des magazines et commencer à parler des projets 2 à 3 mois avant leur sortie pour que les articles paraissent au bon moment) La communication ne va pas se substituer au chargé de projet mais l’accompagner, le suivre, l’orienter pour ensuite prendre le relais dès le lancement pour promouvoir à fond, mettre en valeur le travail de chacun à travers l’aboutissement du projet.

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 – C.I : Et pour finir, voici les – désormais traditionnelles – questions (très) indiscrètes :

– Quel est le réseau social dont vous ne pouvez pas vous passer ?

J’ose espérer pouvoir me passer des réseaux sociaux ! (rires)

Mais sinon, Facebook pour le personnel et Linkedin pour le professionnel. Nous avons d’ailleurs créé une page entreprise pour Mon cher Watson pour partager notre vision de la culture.

– Quelle est la discipline artistique ultime pour vous ? (celle qui surpasse les autres ?)

Question difficile ! Aucune discipline ne surpasse les autres, c’est une question de goût, c’est subjectif ! Je ne saurais même pas quoi répondre !

– Quelle est votre meilleure expérience culturelle ?

La meilleure, c’est difficile à dire, j’en ai beaucoup. Mon dernier coup de cœur c’est le Prieuré Ronsard à La Riche à côté de Tours. La rénovation muséographique est très réussie. Ils ont su allier ruines, jardin et multimédia sans dénaturer le lieu. A chaque saison, le lieu prend une nouvelle allure, mais on y respire toujours le calme et la sérénité.

– Quels sont vos 5 lieux culturels favoris ?

Dans le désordre : les salons de Napoléon III au Louvre où j’ai traîné à peu près tous mes potes à l’époque où j’étais parisienne, la Piscine à Roubaix pour la lumière magique de la grande salle, le Musée des Confluences avec son architecture extraordinaire et sa capacité à aborder des thèmes complexes avec une muséographie simple, le Musée de l’Orangerie où j’ai passé de nombreuses heures pendant mon stage, Giverny pour poursuivre dans la thématique Nymphéas, Rome et plus particulièrement les Thermes de Caracalla pour leur grandeur majestueuse, Pompei pour tous les petits jardins intimes au coeur des maisons, Dublin pour l’ambiance festive et les musées gratuits ! Cela fait plus de 5 je crois… Mais je pourrais en citer plein d’autres !

– Qui est votre artiste préféré(e) ?

Olala ! En citer un seul, c’est compliqué ! Vermeer, Hopper, Van Eyck (le peintre et le musicien), Monet…


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